inde : méditation en prison

tihar prison meditation 3En Inde, des séances de méditation ont été proposées aux détenus dès 1975, mais à très petite échelle.
C’est en 1993 que le projet a pris toute son ampleur. La prison de Tihar (banlieue de New Delhi) compte 10 000 prisonniers dont 9 000 sont en attente de procès. Une des plus grande prison au monde, où la violence, la corruption, et la hiérarchie de pouvoirs font des ravages.


Kiran Bedi décide de donner un nouveau sens à la prison qu’elle dirige.
Son idée est que les détenus sont des êtes humains qui doivent être traités comme tel, même si ils ont fait des erreurs. On ne peut pas les réduire à leurs erreurs. L’esprit humain a besoin de nourriture et de positivité, or les détenus n’ont pas les connaissances leur permettant de régler leurs propres problèmes. Elle part donc en quette de solutions. Pour que son projet fonctionne, tout le monde doit être inclus dans la démarche, et c’est exactement ce qu’elle a réussi à insuffler.
L’idée d’inclure des cours de méditation vient alors d’un gardien. Habituée aux techniques non conventionnelles, Kiran Bedi se lance dans l’expérience, sans trop savoir en quoi cela consiste. Elle se rend compte que les comportements changent et que ceux qui étaient animés de revanche et qui se disaient êtres d’innocentes victimes de la société, prennent alors conscience de leurs crimes et ont un comportement beaucoup plus positif.
Or, si la violence des détenus diminue mais que celle des gardiens ne change pas, rien ne changera. Les gardiens ont dont été priés de se former, tout comme elle l’a été.
Elle étend le projet à une grande partie des prisonniers et peut ainsi organiser des séances de méditation incluant jusqu’à 1 000 détenus.
Kiran Bedi a pris de nouvelles responsabilités, mais le programme continue. Le gouvernement Indien recommande désormais la mise en place de ces telles techniques dans toutes les prisons du pays.

En quoi consiste la méditation Vipassana :
10 jours incompressibles de méditation du lever au coucher du soleil. Pendant cette période, il ne faut ni parler, encore moins mentir, ni alcool, ni sexe.
Les 3 premiers jours sont consacrés à une respiration particulière par le nez. Les pensées défilent : souvenirs, espoirs, peurs, etc… Au 3ème jours ces pensées se font plus rares et finissent par « s’évaporer ».
Elles sont alors remplacées par des sensations physiques, et c’est la début de la formation Vipassana en elle même. C’est l’observation de ces sensations qui font le lien entre le corps et l’esprit. Ces sensations sont la clef de la compréhension de qui l’on est intrinsèquement. L’observation intérieure de ces sensations révèlent les failles intérieurs, et le processus de changement peut alors débuter…

Vu l’état de nos prisons, ne pourrait on pas essayer…

Kiran Bedi sans compromis : TED conférence, wikipedia.

Titre du documentaire « Doing time, doing Vipassana ».
Réalisatrice du documentaire : Eilona Ariel : TEDx conference.